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Des astuces pédagogiques pour les enseignants de droit de l’école secondaire

Voici un truc de nature pédagogique que j’aimerais partager à tous les enseignants de droit des écoles secondaires de l’Ontario.

Dans un contexte juridique, un(e) élève va parfois poser une question du style “qu’est-ce qui arrive si…” (“what if”).  Par exemple : qu’est-ce qui arrive si une personne handicapée, dans un fauteuil roulant fonctionnant avec un moteur électrique, roule sous l’influence de la drogue et de l’alcool sur la chaussée ? Est-ce que cette personne peut être arrêtée pour conduite avec facultés affaiblies tout comme le serait un conducteur automobile ?  Parfois, ce type de questions peut être difficile à répondre dans un contexte académique.

Le truc que j’aimerais partager est le suivant : ne craignez jamais d’avouer que vous ne connaissez pas un concept juridique suite à une question posée en classe par un(e) élève.  Il est préférable d’avouer sa méconnaissance juridique d’un sujet plutôt que de tenter une réponse à l’aveugle qui pourrait induire toute une salle de classe dans l’erreur.  Comme vous le savez sans doute, le droit n’est pas une science où tout est blanc ou noir.  Il y a des zones grises, des questions complexes et tout dépendant de la nature de la question posée par l’élève, une petite recherche au préalable pourrait parfois s’imposer.

Sommairement, la démarche idéale est la suivante :

  1. trouvez une source secondaire du droit fiable (livre de droit, site internet juridique ontarien, etc.) afin de trouver une réponse ;
  2. vérifiez avec un autre professeur de droit si vous êtes dans le bon chemin.  Si vous comptez un(e) avocat(e) parmi les membres de votre réseau professionel, consultez cette personne ;
  3. lors du cours suivant, relancez la question difficile posée par l’élève en lui proposant une réponse qui aura été verifiée à l’aide de ces ressources et ce, tout en mentionnant la démarche que vous avez effectué(e) pour y parvenir.  Si vous n’avez pas de réponse une question spécifique, simplement le mentionner en mettant l’emphase sur la démarche qui a été effectuée de votre part.

Cette attitude est gagnante à tout point de vue : professionnalisme et la démonstration claire que vous ne cherchez pas à éviter des questions qui sont difficiles.  Votre crédibilité brillera de mille feux, car vous aurez pris la question de votre élève au sérieux, comme en étant une qui est légitime et importante.

À bientôt pour un prochain conseil !

Jean-François Morin

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