Historique du ROEJ

À la cérémonie d’ouverture des tribunaux en janvier 2000, le juge en chef de l’Ontario, l’honorable R. Roy McMurtry, a déclaré dit qu’il était souhaitable de faire en sorte que le public comprenne mieux le rôle des juges et le fonctionnement de notre système juridique. Le juge en chef McMurtry, le juge en chef de la Cour supérieure de justice, qui était alors l’honorable Patrick Lesage, et le juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario,qui était alors l’honorable Brian Lennox, se sont alors engagés à étudier les moyens d’atteindre cet objectif et à établir un groupe de travail sur l’éducation juridique du public.

Les membres qui ont mis leur expérience et leur intérêt au service du groupe de travail provenaient des secteurs judiciaire, juridique, gouvernemental, de l’éducation juridique communautaire et de l’éducation. Ils comptaient parmi eux des représentants et des représentantes de la Société des plaideurs, de l’éducation juridique communautaire de l’Ontario, de l’Association des bâtonniers de comtés et districts, de la Fondation du droit de l’Ontario, du Barreau du Haut-Canada, d’Aide juridique Ontario, du ministère du Procureur général, du ministère de l’Éducation, de l’Association du barreau de l’Ontario, de l’Association des enseignants de sciences sociales et d’histoire de l’Ontario et du Conseil scolaire de district de Toronto.

Dès sa formation, aucun des groupes participants n’était « en charge » du groupe de travail; c’était plutôt le produit de la collaboration de personnes qui voulaient accroître la connaissance par le public du système juridique.

En utilisant l’expertise de ses membres, et avec l’aide financière d’Aide juridique Ontario, le groupe de travail a mené des recherches sur les besoins, les ressources et les questions liées à l’éducation juridique du public. En plus de communiquer avec des organismes membres du groupe de travail, ce dernier a communiqué avec de nombreuses organisations engagées dans l’éducation juridique du public et a rencontré des membres de programmes d’éducation liés au droit pour étudiants et étudiantes, comme VIP (valeurs, influence et pairs), DARE (Drug Abuse Resistance Education Programs) et le directeur général de la British Columbia Law Courts Education Society.

En ouvrant de nombreuses portes, le groupe de travail a rallié des centaines de bénévoles intéressés à travailler ensemble pour mener des activités d’éducation régionales. Les bénévoles provenaient du secteur judiciaire, de l’administration des tribunaux, des communautés de l’éducation, des cliniques juridiques, de cabinets autonomes et de bureaux de la Couronne. Le groupe de travail a créé un programme important : salle d’audience et salle de classe, qui a été conçu pour fournir aux élèves des occasions de poser des questions à des professionnels de la justice dans les salles d’audience et dans leurs salles de classe partout dans la province. Grâce au leadership de juges de la Cour supérieure de justice et de la Cour de justice de l’Ontario, le programme a été établi par un réseau de comités régionaux partout en Ontario.

En avril 2001, un rapport a été soumis au groupe de travail par Elizabeth C. Goldberg, fiduciaire pour la Fondation du droit de l’Ontario; la juge Fran Kiteley, de la Cour supérieure de justice; John Kromkamp, agent juridique principal de la Cour d’appel de l’Ontario; Mark Leach, directeur de la direction des politiques du ministère du Procureur général; Julie Mathews, directrice générale de Community Legal Education Ontario; le juge Ted Ormston de la Cour de justice de l’Ontario et Jeffrey Stutz, directeur de projet pour Aide juridique Ontario. Le rapport recommandait que le groupe de travail poursuive sa vision envers l’engagement à approfondir la compréhension du système juridique au Canada. Le rapport recommandait aussi d’appuyer le programme Salle d’audience et salle de classe et les comités d’éducation régionaux et l’adoption d’une approche à long terme pour échanger l’information et coordonner l’éducation juridique du public en Ontario

À la suite de ces recommandations, la Fondation du droit de l’Ontario a accepté de financer le poste de chef de la mise en œuvre pour lequel une demande avait été faite. En 2001, le groupe de travail est devenu le Réseau ontarien d’éducation juridique (ROEJ), une organisation à but non lucratif. Le ROEJ a été lancé publiquement lors des activités de la journée du droit pour commémorer le 20e anniversaire de la Charte canadienne des droits et libertés en avril 2002.

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